Montrer un travail qui se fait hors de vue
Vincent Piront rénove des toitures industrielles et tertiaires, en Belgique et au Luxembourg. Son métier a une particularité : tout se passe en hauteur, loin des regards. Une fois le chantier terminé, une toiture neuve ne dit rien de ce qu’il a fallu pour la poser.
Pour montrer ce savoir-faire à de futurs clients, il faut donc avoir été là avant les travaux, pendant, et après. C’est le cas de beaucoup d’entreprises de construction : le résultat ne suffit pas, c’est le chantier qui convainc.
Ce que j’ai apporté
Le premier chantier que j’ai suivi pour Vincent Piront, c’est la rénovation complète de la toiture de l’usine Valeo, à Ath, avant la pose de panneaux solaires. Je suis passé à chaque étape : avant les travaux, au quart, aux trois quarts, puis une fois les panneaux posés.
À chaque passage, deux points de vue. Le drone, pour l’échelle : les longues rangées de sheds, puis les mêmes toits couverts de panneaux, entre les parkings et les éoliennes. Et le sol, sur le toit, au plus près des gestes : la soudeuse qui avance sur la membrane, la meuleuse, les panneaux portés à bout de bras. Les mêmes cadrages d’une fois à l’autre, pour que l’avant et l’après se répondent.
L’usine restait en activité : je m’adaptais à la météo et au rythme du chantier, sans gêner personne. Une interview de l’équipe Vincent Piront complète le film.
Etterbeek : la même méthode, en ville
Le deuxième chantier a été mené en parallèle, en plein Etterbeek : une grande toiture au cœur d’un îlot, invisible depuis la rue. Isolation, panneaux acoustiques, puis panneaux solaires. Là aussi, drone et sol à chaque étape, et une interview sur le toit avec l’architecte du projet et Vincent Piront.
En ville, le drone a un autre rôle : il situe le chantier. Le film part du geste de l’ouvrier, puis prend de la hauteur au-dessus des toits rouges et du parc voisin.
Ce que les images ont permis
Vincent Piront publie ces films sur LinkedIn. Pour chaque chantier, trois montages étaient prévus : le chantier seul, l’interview seule, et les deux ensemble. Les photos servent aussi en dehors du film : pendant les travaux, l’usine a utilisé quelques vues de drone pour expliquer à son personnel ce qui se passait sur le toit.
Surtout, la méthode est restée. Un troisième chantier, au Luxembourg, est suivi de la même façon, étape par étape.
Ce que ça veut dire pour votre chantier
Prévoyez les images dès le départ. La vue « avant » ne se rattrape pas : une fois les travaux commencés, elle est perdue.
Fixez les points de vue au premier passage. Le drone et l’appareil reviennent aux mêmes endroits, et les étapes se comparent d’elles-mêmes.
Combinez le ciel et le sol. Le drone donne l’échelle, le sol montre le métier : l’un sans l’autre ne raconte que la moitié du chantier.
Gardez le même photographe d’un chantier à l’autre. Les films se répondent, et votre communication garde une ligne.
Vous avez un chantier qui commence bientôt ? Écrivez-moi quelques lignes sur le projet.